Hors Champ

mai-juin 2020

ENTRETIEN AVEC PAULE BAILLARGEON

par Simon Galiero
11 juillet 2020

Paule Baillargeon a fait partie de l’effervescence de recherche et de conscientisation sociale du théâtre québécois à la fin des années soixante en étant comédienne au sein du Grand cirque ordinaire. Elle a réalisé son premier court métrage, Anastasie, oh ! ma chérie, en 1977, et a réellement révélé sa voix d’auteure avec son premier long métrage, La cuisine rouge, co-réalisé avec Frédérique Collin en 1979. Un film singulier, portrait d’une génération et expression lucide des préoccupations féministes, qui brille par son énergie, ses choix esthétiques radicaux et une interprétation issue d’un long travail d’improvisation et de réécriture avec les acteurs. Cette approche à la création s’est par la suite butée aux impératifs des structures de production et c’est confinée dans le processus de l’industrie qu’elle réalisa Le sexe des étoiles en 1993, film qui a tout de même connu une carrière intéressante. Elle s’est aussi illustrée comme actrice dans plusieurs productions québécoises des trente dernières années. L’artiste nous livre ici sa perception de la situation actuelle de l’art et de la culture au Québec et en général.
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Avez-vous des influences au cinéma ? Si oui, y a-t-il un lien à faire avec votre œuvre ?

P.B. : Principalement Jean-Luc Godard et Luis Bunuel... Aussi Angelopoulos ; lui c’est très précis, il m’a influencé d’une façon très concrète... Il y a très longtemps il avait fait "Le voyage des comédiens", qui jouait dans un festival de Montréal à 9h00 du matin, un dimanche. À ce moment-là j’étais en train de préparer le tournage de "La cuisine rouge" et il y avait une scène du film avec plusieurs hommes autour d’une table, Frédérique Collin et moi voulions absolument faire une scène avec seulement 4 plans qui englobaient toujours tous les protagonistes, on ne voulait faire aucun plan rapproché... Et nous avions à ce sujet beaucoup d’oppositions, des oppositions bien intentionnées, de la part du reste de l’équipe qui disait que cela n’avait pas de sens, qu’avec des acteurs aussi formidables il fallait s’en rapprocher. C’étais donc difficile de tenir à notre idée, et en allant voir ce film d’Angelopoulos qui étais presque entièrement tourné en plans larges et dont quelques scènes étaient filmées dans une certaine pièce alors que l’action se déroulait dans une autre, cela m’a donné énormément de courage pour tourner "La cuisine rouge" tel qu’on voulait le faire au départ.

Croyez-vous que le niveau de qualité et d’innovation dans le cinéma puisse s’abaisser avec le temps ?

P.B. : C’est évident que les choses vont changer énormément. Les 100 premières années du cinéma furent extraordinaires, maintenant on ne sait plus trop où on s’en va avec toutes ces histoires de multimédia. Des grands créateurs il y en aura toujours, mais ça se fera d’une autre manière. Si le niveau de création décroît il va décroître en même temps que tout... J’étais avec un ami l’autre jour qui me disait "Est-ce que c’est fini ? Est-ce qu’on est à la fin de tout ou est-ce que tout va repartir ?". On a un peu l’impression que tout se déshumanise et le niveau de création s’y rattache. L’art et la créativité ont besoin d’être réinjectés dans le cœur des gens ordinaires, dans le cœur des gens qui vivent des vies normales, qui travaillent de 9 à 5, etc. Aujourd’hui ils sont loin de ça pour eux-mêmes, ils ne savent même plus ce que c’est. Or sans la création il n’y a pas de vie, on ne peut pas vivre sans ça. Et c’est vrai pas seulement pour les créateurs qui en font un métier ou une façon de vivre, c’est vrai aussi pour tout le monde.

On parle de niveau de création, n’y a-t-il pas une certaine linéarité, une certaine standardisation dans la création québécoise actuelle ?

Je pense que ce problème de la linéarité que nous vivons est un problème très concret. Je dirais que cette linéarité nous est imposée d’une façon claire par les institutions et les baîlleurs de fonds. Il n’y a plus moyen de travailler de façon plus mosaïque et plusieurs d’entre nous en sommes désespérés. Maintenant je ne sais pas s’il est vrai que le public demande ça, il me semble que notre manière de voir et de recevoir est changée par des trucs comme les ordinateurs et le phénomène du "copier/coller"... Tout cela change nos esprits ; je me suis rendue compte que je ne lis plus un livre comme avant, je le lis par segments et je suis moins concentrée, même chose pour la télévision où l’on s’habitue à zapper et à faire entrer en nous les images pêle-mêle. Cette façon de regarder n’est certes pas linéaire, et en tout cas certainement pas chez les plus jeunes. Donc nous sommes dans l’erreur si l’on persiste à imposer une linéarité, au niveau du processus de création, à des médiums comme le cinéma.

Mais lorsque vous parlez d’une non-linéarité des jeunes et de la télévision, tout cela ne reste t-il pas très en surface à l’heure actuelle ?

P.B. : Cela reste effectivement en surface s’il n’y a pas une éducation réelle. Lorsque j’étais étudiante il y a avait des ciné-clubs qui m’ont permis de voir mon premier Polanski et mon premier Forman. Comment aurais-je su que cela existait autrement ? Comment aurais-je pu savoir qu’il y avait un type de cinéma différent ? Je suis persuadé qu’il y a énormément de gens au Québec, de Québécois, de jeunes Québécois, qui ne savent pas que le cinéma québécois existe. J’en suis persuadée. Il faut donc travailler à cette éducation dès l’enfance. C’est uniquement de cette façon que l’on parviendra à sortir de la consommation, de l’acte de consommer. En ce moment on ne fait que consommer, on ne se nourrit plus.

Cette conscience existe-t-elle au Québec ?

P.B. : Je ne sais pas, je ne sais plus. Ce qui m’apparaît assez triste dans le moment c’est l’impossibilité pour les intellectuels québécois ou les artistes québécois de trouver leur public. Pour moi c’est vraiment là que se trouve un manque de conscience généralisé. C’est un problème éternel au Québec. Ce n’est pas un état de fait qu’on retrouve aussi fort partout. C’est un problème très québécois. Il y a eu un grand mépris des intellectuels et des arts dans le passé ici au Québec. Malgré le fait qu’il y a eu une explosion artistique extraordinaire dans les années 60-70 on dirait que les gens sont restés méfiants et craintifs des idées. Vous savez les Québécois on n’a pas fini d’en parler, jusqu’à ce qu’ils n’existent plus, c’est-à-dire bientôt... En tout cas les québécois francophones.

C’est très compliqué : pourquoi les Québécois sont-ils parfois si inventifs, si en avant de leur temps, et à la fois si arriérés ? Aujourd’hui, si je regarde la situation présente de façon superficielle, je me dit "mais est-ce que j’ai rêvé ? Est-ce que j’ai bien vécu ce que j’ai vécu ?"... C’est tellement banal, et on ne fait que baigner dans la médiocrité, on n’a plus de visionnaires... Et je pense que les artistes d’ici pourraient gueuler plus et être plus solidaires. Malgré tout il reste qu’il y a un épuisement, un épuisement physique et mental, car c’est devenu tellement difficile de tout simplement arriver à gagner sa vie que le temps et l’énergie à consacrer à une vision plus globale et à autre chose qu’à sa petite personne se font rares.

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Je le déplore et j’aimerais beaucoup faire partie d’un mouvement, mais d’une certaine façon je l’attends ce mouvement, j’attends que les plus jeunes le fassent, parce que c’est à la jeunesse de faire ça... La jeunesse prend sa place actuellement, prend sa place partout, elle est très riche et contient beaucoup de gens formidables mais elle est aussi très individualiste... Chacun fait sa petite affaire et c’est vrai que le métier de cinéma est un métier très individualiste mais en même temps ça n’a jamais empêché l’histoire de voir naître des mouvements collectifs. Alors ici il y a quand même des gens qui gueulent et qui restent intègres mais il n’y a personne qui part au front et qui dit "changeont les choses chez les institutions et les baîlleurs de fonds"...

Le Québec est devenu une société très très fonctionnarisée et ce sont maintenant uniquement des fonctionnaires qui décident des films qui se font ou ne se font pas. Et ça ce n’est plus viable, les fonctionnaires et les artistes ensemble ça marche difficilement. Il n’y a pas assez d’artistes dans ces institutions, il devrait y avoir là autant d’artistes que de fonctionnaires. Dans ces sociétés, soit qu’il n’y ait aucun artiste ou soit il y en a un sur 15, donc à peu près personne pour parler de la profession de l’intérieur et aucune véritable parole qui soit celle d’un artiste. En réalité ces gens-là, qu’ils fassent bien ou non leur travail, certains le font bien, il reste qu’ils sont là pour élaborer des programmes et pour que les programmes fonctionnent. Mais l’art ne marche pas comme ça.

Et cela amène aussi à la perte d’une part d’instinct qui se retrouvait justement dans le processus de création des grands réalisateurs comme Bunuel et Perrault...

P.B. : C’est exactement ça... Et on ne risque pas ! On a peur du risque à un point maladif. Et on s’imagine qu’on peut prévoir quelle recette va réussir. Ça ne marche pas comme ça. Et si on regarde la façon dont on faisait les films dans les années 60-70, alors qu’il y avait quand même moins d’ingérance, donnant-donnant si on compare les films d’aujourd’hui et les films de cette époque-là je pense qu’on est obligé de dire qu’il y a plus de films de cette époque qui vont rester et qui ont une diversité extraordinaire. Les gens des institutions devraient comprendre qu’un scénario ça s’écrit du début à la fin de tout le projet, et donc c’est déjà un exercice de linéarité, alors si en plus on nous demande qu’il soit coulé dans le béton dès le départ et de savoir tout ce qu’on va faire avant de le faire... Ceux qui font du cinéma vous le diront : la raison pour laquelle un cinéaste veut faire un film, je parle d’un film d’auteur, c’est parce qu’il cherche quelque chose qu’il ne sait pas. Tout comme quelqu’un qui écrit un livre ou qui fait une peinture et qui cherche quelque chose qu’il ne connaît pas, qu’il veut découvrir... Donc si on nous demande d’absolument tout expliquer sur ce qu’on construit et de présenter une thèse sur le scénario qu’on est en train d’écrire, alors à ce moment la magie, le mystère et l’instinct dont tu parlais disparaissent complètement. C’est quelque chose qui semble difficile à leur faire comprendre. Le scénario doit être un outil, un outil dont on a besoin pour que tous les créateurs d’un film se rencontrent et entament une aventure. Des façons de faire des films il y en a de toutes sortes et c’est idiot ces histoires de scénario, c’est ce que j’appelle présentement la dictature du scénario... Je ne suis pas contre le scénario en tant que tel mais je suis contre le fait que tout le monde doive écrire un scénario de la même manière, c’est-à-dire en au moins quatres versions... Que voulez-vous ce n’est plus intéressant de faire ce métier dans ces conditions ! C’est un des éléments qui fait que la création baisse car les auteurs, les cinéastes finissent par perdre leur enthousiasme, leur goût, leur désir et ne font plus que tourner ce qui était prévu quatre mois à l’avance...

Cela doit être difficile pour la réalisatrice de "La Cuisine Rouge", qui est un film dont la valeur profonde se rattache étroitement à son processus de création ?

P.B. : Ma première manière de faire des films est la seule qui me convient, c’est la mienne. Il est très difficile de parler de "La Cuisine Rouge", c’est encore un film austracisé, un film que personne ne connaît vraiment, un film que les gens qui écrivent sur le cinéma québécois mentionnent très peu, et les rares qui en parlent ne savent pas quoi en dire. Il n’y pas eu de véritable analyse de ce film-là, la façon dont il s’est fait. C’est quand même étrange. Même à l’époque de sa sortie la réaction a été violente et très partagée, et ne serait-ce que faire le film fut très dur. Quand je suis arrivée avec le scénario la première réponse a été non, et il s’est finalement fait à l’aide d’un spectacle bénéfice, grâce à l’investissement d’un tas de personnes et ce sur une période de 2 ans. Quand on dit que le cinéma ne change pas la vie eh bien je suis désolée mais moi il a changé la mienne pour toujours. Et il a aussi changé l’existence des personnes qui étaient autour. C’est un film qui a orienté nos carrières, moi après je ne voulais plus jamais faire de films. Quand on y pense c’est extraordinaire qu’un film puisse faire ça ! Peut-on imaginer qu’un film puisse avoir un tel impact aujourd’hui ? Bon, ceci dit, c’était une époque, je ne veux pas sans cesse revenir en arrière, j’ai vécu ce que j’avais à vivre et voilà. Mais il reste que ce sont des méthodes de travail que j’aimerais beaucoup continuer d’explorer, des manières de faire avec les acteurs qui étaient exhaltantes. Ce genre de processus est absolument impossible dans les structures actuelles.

À quel niveau est-ce que cela bloque dans le schéma de production du film ?

P.B. : Comme les producteurs ne donnent pas d’argent de leur poche et qu’ils vont la chercher dans les institutions c’est donc là que ça commence : chez TÉLÉFILM, la SODEC, etc. Ils ont des programmes qui doivent être suivis à la lettre et si les producteurs veulent de l’argent ils sont obligés de passer par là. Chez les producteurs il y en a qui défendent la création, peu, mais il y en a, mais eux aussi sont pris dans cette mécanique... Vraiment s’il y avait une action à faire ce serait de rentrer dans les institutions, de les occuper et de dire que ça ne peut plus marcher comme ça, que c’est un suicide.

Sauf qu’au bout du compte aucune action réelle n’est prise : est-ce qu’on ne confine pas un peu les créateurs de leur rôle d’intellos gâtés ?

P.B. : Tout à fait, et en plus on les méprise et on les isole. Parce que les créateurs n’ont pas le sens des affaires, ils ne comprennent rien, etc. Mais comme j’ai dit je crois qu’il n’y pas d’autre solution que la force du nombre, sinon ça ne fonctionne pas. Et tant qu’on ne se rendra pas compte de ça nous allons continuer de péricliter.

Que pensez-vous de l’avènement des tournages américains à Montréal et de la fierté que beaucoup semblent en soutirer ?

P.B. : Je trouve que c’est plutôt enrageant. Quand on entend dire aux nouvelles que "c’est formidable, le cinéma apporte des millions aux Québécois, c’est fantastique que l’industrie puisse rouler, etc" je trouve ça vraiment lamentable. C’est une fierté de colonisés car cet avènement américain ne nous apportera rien au final. Et là-dessus on nous affirme des millions de retombées économiques mais ça ne nous revient pas ! Je ne suis pas fiscaliste mais il me semble qu’une partie de ces argents devraient nous servir directement pour notre cinéma. En apparence le discours officiel de nos dirigeants semble en être un de sympathie pour nos créateurs mais il ne faut pas se leurrer, leur véritable discours en est un de mépris, alors que leur mandat devrait être un réel accompagnement et de rendre vivante la création. Là on a éliminé la vie... Même les bâtiments dans lesquels ils se sont installés ne donnent pas envie d’aller les voir : je ne sais pas si vous êtes déjà allés à TÉLÉFILM CANADA mais c’est assez effrayant. Ils sont au 32e étage et les 31 étages au-dessous ce sont des banques. Ce sont des endroits froids où on n’a pas envie de discuter.

On parle des institutions mais n’y a-t-il pas aussi un manque d’indignation chez nos artistes ?

P.B. : Mais c’est parce que les artistes qui revendiquent ou qui parlent un peu fort finissent par payer cher le prix de leur intégrité... Ils sont vite étiquetés comme étant des gueulards et ils terminent en parlant dans le vide car ça ne dérange plus personne. Et c’est vrai que, comme artistes, nous avons le devoir de parler et de critiquer mais quand on le fait on a énormément de difficultés à s’en remettre. Ce type de censure existe bel et bien, parce que les gens sont humains et si on attaque leur institution ils se sentent attaqués eux-mêmes, alors quand votre dossier se retrouve sur la table vous pouvez être sûrs qu’ils ont ça en tête. Souvent on se dit "eh bien j’vais me taire", parce que tous ensemble ça peut faire aboutir des choses mais un par un on ne fait que prendre des claques. Et les jeunes dans tout ça, il y a chez eux une apathie, un manque de curiosité et un manque de connaissance de ce qui est possible, des sources d’inspiration que l’on peut trouver au théâtre, dans la littérature, dans la peinture... Je sais qu’ils sont confrontés au dur fait de gagner leur vie mais quand même, c’est loin d’être une excuse.

Dans tout ça on peut toujours ne blâmer que les institutions mais il reste que le problème est un phénomène culturel beaucoup plus global et complexe... Ces façons plus personnelles de travailler dont vous parlez ce sont vues ailleurs, chez des gens comme John Cassavetes, Robert Morin, Von Triers, etc. C’est peut-être aussi un manque de discours sur le cinéma en tant qu’art...

P.B. : Oui. Mais le cinéma en tant qu’art, qui en parle encore ? Maintenant c’est ce qu’on appelle les "industries culturelles". Moi je me suis toujours définie comme une artiste mais quand je dis ça je me sens très très vieille.

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Quand je dis que le cinéma est un art et qu’il doit continuer à être un art j’ai l’impression d’avoir 150 ans ! Et ce problème découle notamment du fait qu’on ne subventionne plus une personne mais un projet. On ne croit pas dans la continuité. Tout n’est axé que sur le projet. On nous dit le contraire, on nous dit que la feuille de route est prise en considération, mais ce n’est pas vrai. Ce n’est pas vrai parce que à chaque fois qu’on soumet un projet c’est comme si on recommençait à zéro, comme si on n’avait rien fait, nous sommes des inconnus. Très souvent on a le sentiment que les gens en face de soi n’ont jamais vu nos films et ne savent pas ce qu’on fait. Donc on n’encourage pas un artiste, ça n’existe pas ici, je pense même que ça n’a jamais existé. Et ça aussi c’est un problème très québécois, le problème de celui qui est incapable de comprendre son passé et de se projeter dans l’avenir.

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