Hors Champ

septembre/octobre 2017

La vie heureuse de Léopold Z

GILLES CARLE ET LE CINÉMA DU POSSIBLE

par Eric Fillion
24 novembre 2010

La vie heureuse de Léopold Z – 35 mm, n. & b., 68 minutes 20 secondes, 1965

Festival des films canadiens – Grand prix de 1965

« Je ne voudrais pas vivre dans un monde vidé de tout sentiment religieux. Je ne songe pas à la foi mais à cette vibration intérieure, qui, indépendante de quelconque croyance que ce soit, vous projette en Dieu, et quelquefois au-dessus. » E. M. Cioran (Ébauches de vertige)


Aucun doute possible, La vie heureuse de Léopold Z (1965) fait bel et bien partie de ce corpus de films que les historiens nomment le cinéma de la Révolution tranquille. Pourtant, le héros de ce premier long métrage de Gilles Carle est un personnage atypique pour l’époque. Léopold, contrairement aux nombreux Claude qui peuplent les écrans durant la décennie des années soixante, n’est pas un artiste ni un intellectuel [1]. Son histoire n’est pas celle d’une révolte ni celle d’une quête identitaire. Non, Léopold est un « type » heureux qui sait se faire un chemin à travers les situations anodines de la vie quotidienne [2]. C’est en partie grâce à ce personnage que Carle se mérite le Grand prix du Festival des films canadiens de 1965.

Léopold n’est assurément pas le seul à porter le poids du film sur ses épaules. Le succès populaire de La vie heureuse de Léopold Z repose aussi sur la présence physique et vocale de Josette, une chanteuse de cabaret jouée par Suzanne Valéry. Tous deux représentent à leur façon ce que Carle appelle le « pré-révolutionnaire » [3]. Ces protagonistes permettent à leur réalisateur de poser un regard sincère sur cette période transitoire amorcée par la chute de l’État duplessiste. Léopold et Josette existent dans un entre-deux où la rupture des époques reste à faire – ils vivent dans un présent que l’histoire n’a pas encore secoué. Ainsi, La vie heureuse de Léopold Z traite des vibrations du quotidien et c’est dans la tempête et l’humour qu’elles se vivent. Le film se présente par conséquent comme une « tempête de rire », mais c’est aussi « le portrait attristant d’un peuple enneigé » [4].

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© Collection Cinémathèque québécoise

La vie heureuse de Léopold Z naît d’un projet de court métrage documentaire sur le déneigement. Cette production onéfienne de 1965 fait partie d’une série de trois films (il devait y en avoir quatre en tout) dont le mandat consiste à explorer le thème de l’hiver canadien. L’idée d’une telle série prend forme à l’automne de 1963. Quelques mois auparavant, l’équipe française s’était fait reprocher par un cinéaste étranger de ne pas savoir exploiter « l’élément peut-être le plus caractéristique et le plus fabuleux » de la réalité canadienne [5]. Jacques Bobet et Fernand Dansereau, producteurs à l’ONF, ne perdent pas de temps à répondre. Ils proposent une série de quatre courts métrages qui ferait suite à la série La femme et le travail et qui permettrait de jeter un regard sur « ce fameux climat » qui affecte le « mode physique d’exister » et « l’âme » du peuple québécois. Ils insistent aussi sur l’importance du « langage dramatique » comme moyen de « rejoindre la sensibilité la plus générale et la plus authentique » du public [6].

Le projet d’une série documentaire est rapidement approuvé, mais les cinéastes choisis – Gilles Groulx, Arthur Lamothe et Carle – refusent de se limiter au mandat qui leur est imposé. Tous trois parviennent à détourner leurs projets afin de réaliser leurs premiers longs métrages de fiction. Ils contribuent ainsi, de par leur approche de type fiction-vérité, à un renouveau du langage cinématographique onéfien [7]. Le chat dans le sac (Groulx, 1964), La neige a fondu sur la Manicouagan (Lamothe, 1965) et La vie heureuse de Léopold Z s’inscrivent dans une démarche de résistance et d’auto-affirmation qui coïncide avec la naissance officielle de la Production française à l’ONF [8]. Ces films ont donc beaucoup en commun, mais cela ne veut pas dire qu’ils sont indissociables.

Il est effectivement impossible de se méprendre sur la nature singulière du cinéma de Carle. Ce dernier est beaucoup préoccupé par l’aspect local de la réalité québécoise et c’est à partir d’elle qu’il formule ses observations. Selon lui, le peuple québécois souffre d’une éducation défaillante. Cela explique pourquoi ses personnages s’expriment mieux par les gestes que par la parole [9]. Il y a les gestes de métier, mais il y a aussi ceux qui emplissent le quotidien et permettent à l’individu de s’exprimer. C’est ce que Carle cherche à documenter dans le film Un air de famille (1963). Dans ce court métrage, le réalisateur dépeint la vie canadienne-française dans toute sa simplicité (il la débarrasse de ses mythes et il expose toutes ses vérités). Avec Solange dans nos campagnes (1964), il s’attaque aux mythes du direct et s’arrête sur les gestes que posent les cinéastes. Carle n’hésite pas à mettre son cinéma en abyme et c’est pourquoi ce troisième film de la série La femme et le travail traite du septième art plus que de son sujet et de ses protagonistes. Carle note pertinemment : « Le cinéma, en quelque sorte, nous nuit à nos débuts [10] ». Il regrette ainsi d’être passé à côté de personnages forts et évocateurs tel le grand-père de Solange [11]. C’est une erreur qu’il ne souhaite pas reproduire dans La vie heureuse de Léopold Z.

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Suzanne Valéry et Gilles Carle sur le plateau de tournage © Collection Cinémathèque québécoise

Ce film raconte l’histoire d’un déneigeur (Léopold Z) qui voit ses plans de la journée de la veille de Noël compromis par une tempête de neige. Il ne se laisse pas abattre. Malgré le boulot, il parvient à combler toutes les tâches qui figurent au programme. Léopold se heurte à des situations quelque peu loufoques mais il réussit néanmoins à rejoindre sa femme à l’Oratoire St-Joseph où se déroule la messe de minuit. Il arrive juste à temps pour lui remettre un manteau de fourrure et entendre la chorale (dont fait partie leur fils) chanter le refrain du célèbre chant de Noël « Les anges dans nos campagnes. » La religion n’occupe pas une place prédominante dans le film mais elle fait tout de même partie du paysage enneigé du personnage principal – La vie heureuse de Léopold Z devait s’intituler Minuit chrétien (on pensait aussi à Un cactus sous la neige) mais c’est ultimement sur le héros du film que le titre se fixe.

Léopold est pourtant l’antithèse des personnages phares qui caractérisent le cinéma de la Révolution tranquille. C’est un type bonasse et impressionnable qui se permet des petites libertés ici et là sans jamais remettre en question les fondements du système qui l’opprime. Pour plusieurs, il représente le Canadien français moyen. Guy Robillard, dans un texte qu’il publie dans la revue Séquences, célèbre la justesse de cette représentation. Il insiste par contre sur le fait que, selon lui, le héros du film n’est pas complètement impuissant ou inconscient : « Léo possède à fond l’intelligence du gros bon sens [12]. » Pierre Pageau, critique et historien du cinéma de la Révolution tranquille, qualifie néanmoins Léopold de folklorique et statique [13]. Michel Houle, dans son dictionnaire du cinéma québécois, fait quant à lui référence à une sorte de « soumission tranquille » qui résulte d’une éducation marquée par le traditionalisme et le catholicisme [14]. Carle reconnait que l’existence de Léopold est « folklorique » dans la mesure où ce dernier « n’a pas pris conscience de ce qui joue contre lui » [15]. Il refuse par contre d’utiliser le même qualificatif pour décrire son film [16].

En effet, La vie heureuse de Léopold Z se présente surtout comme une critique du folklore. Son héros est un « personnage pré-révolutionnaire qui tourne en rond » mais qui donne aussi à réfléchir [17]. Carle tente ici de se détacher des héros psychologiques afin de mettre en scène divers personnages qu’il estime plus représentatifs de la société québécoise. Il désire se défaire du héros québécois mythologisé afin de le remplacer par un miroir aux reflets multiples [18]. Ce qui l’intéresse vraiment est de représenter les détails et les composantes d’une société qu’il juge anormale. Carle ajoute : « Mes films relèvent davantage du cinéma de constatation que du cinéma de contestation [19]. » La vie heureuse de Léopold Z est composé d’une série d’instantanés sur le Québec de 1964 et Léopold en fait partie.

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© Collection Cinémathèque québécoise

Ce dernier n’est pas le seul à occuper cet entre-deux que délimitent le Québec traditionnel et le Québec moderne. Étrangement, son homologue n’est pas son épouse ni son ami et patron Théo mais plutôt Josette, une chanteuse qui arrive du sud des États-Unis (Miami…, Las Vegas). Josette (ou Josita) est aussi la cousine de la femme à Léopold et c’est pourquoi notre héros est chargé d’aller la rencontrer à la gare centrale. Il parvient à fuir le travail en pleine tempête de neige afin de faire connaissance avec Josette qu’il escorte ensuite au cabaret où elle doit performer. Par un concours de circonstances, Théo se joint à Léopold et tous deux assistent à une répétition en privé du concert de la demoiselle. Josette n’a pas la force de présence des personnages féminins des films subséquents de Carle mais elle occupe néanmoins une place importante dans le récit. La jeune femme symbolise une certaine modernité vers laquelle il est possible de s’échapper et Léopold en est conscient. Robillard écrit : « Elle exprime un ailleurs autant psychologique (…) que physique (…) [20]. » Le personnage de Valéry « détonne » au point que certains s’y méprennent et l’imaginent en tête d’affiche (peut-être n’ont-ils pas vu le film). Il est vrai que seule Josette est en mesure de représenter un cactus sous la neige [21].

La publicité qui entoure le film est nécessairement responsable de cette hiérarchisation erronée des rôles. En effet, plusieurs des affiches qui accompagnent le film positionnent Josette et Léopold à l’avant-plan. Il est pertinent de noter que Valéry est aussi une chanteuse populaire dans la vie et cela sert les besoins promotionnels du projet. Très souvent, les journaux accompagnent leurs textes de photos de « la jeune vedette ». Les journalistes soulignent ses multiples talents et ils célèbrent la facilité avec laquelle elle passe de la chanson au cinéma. Valéry participe à de nombreuses activités reliées à la promotion de La vie heureuse de Léopold Z. Elle enregistre même un simple de la chanson « Le rapide blanc » qu’elle interprète dans le film (cette pièce d’Oscar Thiffault obtient un succès énorme au milieu des années cinquante). Le 45-tours parait sur les disques Select au moment même où le film sort en salle. Des copies sont envoyées à de nombreuses stations radios qui font tourner le disque. Valéry prend aussi part à des entrevues qui ont lieu à travers la province (de Joliette à Chicoutimi en passant par Trois-Rivières et Sherbrooke) [22]. Tout cela fait partie d’une stratégie de marketing, sinon persuasive, du moins opportuniste puisqu’elle permet de rejoindre avec efficacité ce grand public auquel le film s’adresse.

Valéry et cette musique qu’elle interprète permettent aussi de jeter une lumière sur la façon dont les artistes de la chanson répondent aux changements associés à la Révolution tranquille. Le scénario de Carle fait référence à une musique exotique mais c’est pourtant une pièce de Thiffault que l’on entend à mi-chemin dans le film. « Le rapide blanc » est déjà un classique populaire en 1964. La reprise de Valéry donne une nouvelle vie à cette chanson inspirée du folklore québécois. La pièce sert aussi de point de repère dans cette transition entre tradition et modernité. Théo et Léopold souhaitent entendre une version jazzy de la chanson (ou un bossa-nova), mais Josette ne parvient que très difficilement à leur offrir une interprétation sentie de la pièce. Le résultat est douteux et la performance plutôt médiocre. Cette musique hybride occupe toutefois beaucoup plus de place que ce cantique qui devait, au départ, servir de titre au film. C’est une musique qui correspond à l’esprit de l’époque.

La chanson québécoise s’installe fermement dans l’univers sonore de la province dès la fin des années cinquante. Elle y parvient grâce à la prolifération de boites à chansons et l’apparition conséquente d’un nombre croissant de chansonniers engagés. Cette musique n’est cependant pas toujours empreinte d’une forte conscience identitaire. Le musicographe Bruno Roy fait référence à un style de chanson « attaché à un monde de nostalgie » et « d’un idéal sincère mais abstrait, plongé dans un traditionalisme qui [tente] d’humaniser le chaos » [23]. Renée-Berthe Drapeau, dans un texte qu’elle publie dans Les aires de la chanson québécoise, ajoute : « Les chanteurs populaires des années 60 ne sont pas antinationalistes, mais ils affichent une nonchalance, sinon une indifférence vis-à-vis la question de la souveraineté culturelle et économique du Québec [24]. » En 1964, la chanson est en période de mutation et ses artisans n’assument pas encore pleinement le potentiel mobilisateur de leur art. La musique de variétés et le yéyé reflètent surtout ce qui se passe ailleurs. Plusieurs artistes tentent une récupération partielle du folklore mais leurs efforts sont souvent malhabiles et discutables. La chanson québécoise semble coincée dans un entre-deux et Valéry, ainsi que le personnage qu’elle incarne, en témoigne. La musique populaire de cette période tourne peut-être à 45-tours par minute mais cela ne veut pas dire que la révolution tant attendue s’amène, elle aussi, à une vitesse folle.

Josette, tout comme Léopold, personnifie cette « transition tranquille » qui accompagne les grands changements de la décennie des années soixante. Avant de se lancer en musique, Valéry fait du théâtre. Elle y joue le personnage d’Antigone mais cela ne fait pas d’elle l’avocate de la désobéissance civile ni la porte-parole d’un nationalisme québécois engagé. Son rôle – au cinéma et dans la vie – est d’une autre nature. Il est plus modéré mais tout aussi important puisque représentatif d’une mouvance populaire qui avance à tâtons. C’est cette dernière que Carle tente de saisir. Il y parvient sachant bien que la représentation qu’il en fait n’est qu’un fragment de l’histoire. Voilà donc en partie comment Carle contribue au corpus du cinéma de la Révolution tranquille.

Dominique Noguez, dans Essais sur le cinéma québécois, associe l’essor cinématographique des années soixante à la fonte des neiges : « C’est ainsi (…) qu’est né le jeune, le vrai, cinéma québécois et qu’on a vu paraître peu à peu sous la blancheur disparue une autre image du Québec [25]. » Ceci explique peut-être pourquoi il y a beaucoup de neige artificielle dans La vie heureuse de Léopold Z [26]. En effet, Carle se débrouille avec les moyens du bord car il lui semble inutile d’attendre la tempête qui ne vient pas. De toute façon, il se trouve déjà là où une représentation de soi-même est envisageable. La fiction-vérité n’est pour lui qu’un moyen d’actualiser l’image d’un Québec en devenir. La société québécoise s’est peut-être embourbée dans la neige mais son calvaire achève. Carle emprunte le chemin de la comédie plutôt que son opposé afin d’amener son public à se regarder de face. La vie heureuse de Léopold Z n’est rien d’autre que le cinéma du possible.

Le 1er décembre prochain, la cinémathèque québécoise projettera La Vie heureuse de Léopold Z, Bar Salon et Sincèrement, Guy L’Écuyer.

Consultez la programmation pour plus de détails

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© Collection Cinémathèque québécoise

À LIRE DANS CE DOSSIER :

Le FIFM et l’éclosion d’une culture cinématographique au Québec d’Antoine Godin

FIFM 1960-1967 : Entrevue avec Robert Daudelin d’Antoine Godin

FIFM 1960-1967 : Entrevue avec Rock Demers d’Antoine Godin

À tout prendre : Le cinéma « beat » chez Claude Jutra ou l’exil en soi d’Eric Fillion

Le Chat dans le sac : Jazz et transcendance selon Gilles Groulx d’Eric Fillion

Articles complémentaires :

Anatomie d’un festival, article de Robert Daudelin publié en 1992 dans la Revue de la Cinémathèque.

L’article choc Les Dessous de la censure d’André Lussier paru pour la première fois en 1960 dans Cité Libre.

Aimez-vous Vajda ?, article d’Arthur Lamothe publié au lendemain du Festival en octobre 1960 dans Cité Libre.

Notes

[1Il suffit ici de penser aux héros des films À tout prendre (1963), Le chat dans le sac (1964) et Entre la mer et l’eau douce (1967)

[2Guy Robillard soutient que Léopold représente « le québécois type. » Voir Guy Robillard. « La vie heureuse de Léopold Z. » Séquences No. 51 (décembre 1967) : 29

[3Léo Bonneville. « Gilles Carle nous parle de La vie heureuse de Léopold Z. » Séquences No. 45 (avril 1966), 44

[4Robert Daudelin. Vingt ans de cinéma au Canada français. (Québec : Ministère des Affaires Culturelles, 1967), 37

[5Voir correspondance interne de L’Office national du film datée du 28 août 1963 (« dossier hivers » attaché au film La vie heureuse de Léopold Z et déposé aux archives de la Cinémathèque québécoise de Montréal)

[6Ibid.

[7Notez que cette mouvance traverse l’esprit de la production onéfienne dans les deux langues à cette époque. La « pollinisation de la fiction » par le direct n’est donc pas strictement l’affaire des cinéastes francophones. Consultez le livre de Gilles Marsolais pour plus de détails sur cette approche hybride et sur les orientations de la production anglophone durant cette période : Gilles Marsolais. L’aventure du cinéma direct revisitée. (Laval : Cinéma les 400 coups, 1997).

[8En 1964, l’ONF entreprend une restructuration de ses effectifs et réorganise la production sur des bases linguistiques. Consultez le dossier suivant pour plus de détails sur la mise sur pied d’une Production française complètement indépendante de la production anglophone : La Production française à l’ONF : 25 ans en perspectives. Dossier établi sous la direction de Carol Faucher. (Montréal : Cinémathèque québécoise, Musée du cinéma, 1984).

[9Jean Pierre Lefebvre. « Entretien avec Gilles Carle. » Objectif No. 34 (janvier 1966) : 7.

[10Ibid., 13.

[11Ibid.

[12Robillard. Séquences, 30.

[13Cité dans Yves Lever. Le cinéma de la Révolution tranquille : De Panoramique à Valérie. (Montréal : Cégep Ahuntsic et L’Institut québécois du cinéma, 1991), 465.

[14Ibid.

[15Bonneville, Séquences, 43.

[16Lefebvre, Objectif, 13.

[17Ibid., 14

[18Michel Coulombe. Entretiens avec Gilles Carle : Le chemin secret du cinéma. (Montréal : Liber, 1995), 41.

[19Conseil québécois pour la diffusion du cinéma. Cinéastes du Québec : Gilles Carle. (Montréal : C.Q.D.C., 1970), 8.

[20Robillard. Séquences, 31.

[21« Le cactus, en l’occurrence, c’est Suzanne Valéry, qui a le premier rôle. » Texte publié le 16 janvier 1965 dans le journal Photo Vedettes.

[22Voir les correspondances ainsi que les documents relatifs au budget et à la promotion du film (items déposés aux archives de la Cinémathèque québécoise de Montréal).

[23Bruno Roy. Panorama de la chanson au Québec. (Montréal : Éditions Leméac, 1977), 81.

[24Renée-Berthe Drapeau. « Le yéyé dans la marge du nationalisme québécois (1960-1974). » Les aires de la chanson québécoise. Sous la direction de Robert Giroux. (Montréal : Triptyque, 1984), 191.

[25Dominique Noguez. Essais sur le cinéma québécois. (Montréal : Éditions du Jour, 1970), 14.

[26Brigitte Morissette. « Un cinéaste maltraité par la météo : Gilles Carle attend la tempête pour terminer son premier long métrage. » La Patrie (semaine du 21 au 27 janvier 1965), 27.

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