Hors Champ

septembre/octobre 2017

Hors Champ présente à la Cinémathèque québécoise :

HOMMAGE À STAN BRAKHAGE (1933-2003)

par Nicolas Renaud
9 mai 2003

Stan Brakhage, figure mythique du cinéma expérimental, nous a quitté en mars dernier. Nous avions vécu une expérience mémorable en sa compagnie lors de son passage à Montréal, en janvier 2001, sur l’invitation de Hors Champ. Prochainement, vous pourrez lire sur Hors Champ la retranscription d’une entrevue que nous avions alors réalisée avec Brakhage.

Afin de lui rendre hommage, de saisir à nouveau l’héritage de sa vision, nous vous proposons de revivre quelques uns des moments forts de son oeuvre. La sélection des films au programme traverse les différentes formes cinématographiques qu’il a investies : documentaire, "home movie", films de montage, collage et peinture sur la pellicule. Une expérience unique, dans le silence, qui touche ce que Brakhage appelait « la chair des yeux ».

Samedi 31 mai, à 18h30, Salle Claude-Jutra, Cinémathèque québécoise. 335 boul. De Maisonneuve Est, Montréal. Tél. 514 842 9763

En collaboration avec Richard Kerr, l’Université Concordia et la Cinémathèque québécoise.

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Au programme :

* Les images extraites de Coupling, Murder Psalm et Dante Quartet sont reproduites avec l’aimable permission de The Estate of Stan Brakhage et Fred Camper (www.fredcamper.com).

Coupling, 1999, 4min. Film peint à la main sur la pellicule.
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Loving, 1957, 5 min. La caméra s’approche d’un couple enlacé, s’immisce dans leurs mouvements puis multiplie les points de vue sur les corps, dans les arbres, au travers des rayons de soleil. Le jeune artiste commence alors à complexifier la structure du regard, pouvant faire défiler plusieurs plans en une seconde ou assemblant parfois vingt plans pour composer un mouvement.

Garden of Earthly Delights, 1981, 3min. Film fait de végétation montagnarde collée sur la pellicule. Le titre indique qu’il s’agit d’un hommage (mais aussi peut-être d’un conflit avec) au tryptique du peintre du 15e siècle Hiëronymus Bosch . Hommage aussi aux peintres J.E.H. MacDonald et Emil Nolde.

JPEGWindow Water Baby Moving, 1959, 12 min. La compagne de Brakhage, Jane, donne naissance à leur premier enfant. La documentation de l’accouchement donne lieu à une expérience poétique d’une rare intensité. L’un des films les plus marquant de l’histoire du cinéma d’avant-garde.

Autumnal, 1993, 5 min. Film peint à la main sur la pellicule.

Sirius Remembered, 1959, 12 min. La famille Brakhage ne voulait pas enterrer son chien mort, on alla le déposer dans la forêt. Brakhage retourna périodiquement sur le site de la dépouille avec une caméra.

Murder Psalm, 1980, 18 min. "Dans mon roman, Les Possédés,JPEG j’ai tenté de dépeindre les motifs complexes et hétérogènes qui peuvent entraîner le cœur le plus pur ainsi que la plupart des gens naïfs à prendre part aux plus monstrueux des crimes." Dostoïevski, Le Journal d’un écrivain.

JPEGDante Quartet, 1987, 8 min. Film peint à la main sur la pellicule.

The Dark Tower, 1999, 3 min. Film peint à la main sur la pellicule.

The Machine of Eden, 1970, 11 min. "Sun disks on the lens, blots, through the emulsion grain… These "mis-takes" give birth to "shape" (which in this work is "matter", subject and otherwise)… In its own light the "dream" will speak for itself…" (S.B.)

Self Song / Death Song, 1997, 4min. Self Song documente un corps assiégé par le cancer, et suggère autant la victoire que la soumission à la mort. Dans Death Song, le travail avec les formes et les couleurs pose différentes visions face à la mort.

Mothlight, 1963, 3min. Première expérimentation de collage sur film ; des ailes de papillons de nuit et des fleurs sur des bouts de pellicule transparente que Brakhage a rephotographié dans la tireuse optique. "Mothlight is a paradoxical preservation of pieces of dead moths in the eternal medium of light (which is life and draws the moth to death) (…) It is on one level a parable of death and resurrection…" (Ken Kelman)

I…Dreaming, 1988, 8 min., avec son. "The recurring musical themes and melancholia of Foster refer to ’loss of love’ in the popular ’torch song’ mode ; but the film envisions a re-awakening of such senses-of-love as children know, and posits (along a line of words scratched over picture) the whole psychology of waiting." (S.B.)

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Pour plus de renseignements sur le cinéaste et son oeuvre, consultez les pages de Hors Champ et de Offscreen :

Brakhage à Montréal

The Brakhage Dossier

Et d’autres textes dans nos archives cinema.

Voir aussi le site de Fred Camper

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