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Multi
30 septembre 2001 |
| "...L'acte
est d'une barbarie sans nom. À l'annonce
de la destruction du World Trade Center, l'émotion
à été réellement ressentie
par tous, traversée par l'impression diffuse
que l'Occident allait à sa perte. Devant
de telles actions, rassurante est la pensée
que ces actes naissent de l'inhumanité, que
leurs auteurs sont en dehors de l'Humanité,
que l'homme des droits de l'Homme est ici, dans
nos démocraties occidentales. Puis, rapidement,
nous sommes dépassés par la machine
médiatique. Cette émotion authentique,
voyant en direct des milliers de vies disparaître
brutalement en quelques secondes, nous fut volée..." |
|
par
Nicolas Renaud
30 septembre 2001 |
| "...Avons-nous
besoin d'en dire davantage sur le phénomène
des manifestations anti-mondialisation, du déploiement
des forces policières qui y répondent
et du spectacle médiatique qui s'en nourrit
? Après Seattle, les événements
de Québec, Suède, Italie et bien d'autres
ont saturé les médias d'information,
mais malgré tout ce qu'on montre, plus que
jamais on constate que voir n'est pas comprendre
(Ignacio Ramonet). Le discours critique a semblé
faire de grands pas, à certains moments,
pouvant dissiper un peu du brouillard qui entoure
les réels enjeux des accords internationaux
en cause et incliner beaucoup plus de gens à
une certaine réserve envers les médias..." |
|
par
Simon Galiero
30 septembre 2001 |
| "...C'est
lorsque la droiture de l'image se dérobe
aux bases de la raison que le pire surgit dans l'analyse
journalistique des grands réseaux, qui fit
preuve, comme à l'habitude, d'une absence
totale de mise en contexte réfléchie
et étudiée. Et ce autant dans le suivi
du discours des organisateurs du Sommet que dans
celui de la contestation. Encore une fois il s'agissait
de pointer les micros et d'offrir une présention
affable et sans relief. Et lorsque les journalistes
affichèrent leur présence au Sommet
des Peuples quelques jours avant le Sommet des Amériques,
on pouvait sentir une vanité latente quant
au fait que l'on se penchait "avec la même
attention" sur le discours contestataire que
sur le discours officiel..." |
|
par
Nicolas Renaud
01 avril 2001 |
| "...Bien
sûr en publicité il n'est pas nécessaire
d'être cohérent au regard de la société,
le message est autonome et les mots, aussi calculés
soient-ils, n'ont pas à signifier ce qu'ils
signifient. Sinon il faudrait que nos dynamiques
diplômés de marketing et des communications,
qui remplissent ainsi nos écrans de leurs
illuminations philosophiques, soient présents
dans tout forum et groupe de travail sur notre système
social, pour aider à développer cette
nouvelle idéologie selon laquelle la classe
moyenne et les classes plus riches forment le groupe
"tous", ce qui devrait mener à
un système parfait, puisqu'on pourra déterminer
toutes les bonnes choses auxquelles tous ont droit..." |
|
par
Nicolas Renaud
28 février 2001 |
| "...Voir
la publicité et y soustraire son consentement
dépasse la réaction d'humeur, l'agacement
de ses jeux de mots abrutissants ou l'occasionelle
appréciation d'un trait d'esprit ou d'une
image. On ne cesse pas non plus d'être concerné
simplement en se croyant invulnérable à
la sommation de consommer. C'est là que se
tracent malentendus et limites du débat populaire.
Ultimement, la question est de voir la fonction
sociale et symbolique de la publicité (parce
qu'elle n'est pas strictement économique),
en notant les traits de son "caractère",
les orientations générales de sa forme
et de ses messages, ainsi d'entrevoir où
s'y plonge "l'inconscient du groupe" pour
que se perpétue sa normalisation..." |
|
par
Simon Galiero
28 février 2001 |
| "...Sous
ce couvert d'information objective, les "grands"
médias ne transmettent pas au public un contenu
soucieux d'une vérité la plus proche
des faits, ils deviennent simplement les porte-voix
de l'information qu'on leur donne. Il en est ainsi
surtout en politique, les journalistes se contentant
le plus souvent aujourd'hui de tendre leurs micros
vers les attachés de presse et de présenter
un résumé de leurs propos au bulletin
de nouvelles. Si on remettait en cause la pertinence
de cette façon de faire, ils s'en défendraient
probablement en affirmant que si un dirigeant politique
d'importance fait l'annonce d'une conférence
de presse, le public a le droit de savoir..." |
|
par
Frédérick Pelletier
28 février 2001 |
| "...Ainsi,
entre de superbes images de nos mythiques grands
espaces et de la majestueuse faune qui s'y reproduit,
nous sont présentés des autochtones
du Canada culturellement émancipés
s'agitant dans cette nature pure comme au premier
jour. Sous le regard d'enfants canadiens sortis
d'une pub "Toutes couleurs unies" de Benetton,
nos casques bleus braillent - au ralenti, pour bien
souligner l'intensité émotive et l'horreur
du monde extérieur - devant des éclopés
et autres enfants qui nous font dire "qu'on
est donc bien ici, au Canada !"..." |
|
par
Nicolas Renaud
17 avril 2001 |
| "...Sans
recherche et mise en perspective de la part des
journalistes, il est possible de laisser des gens
s'exprimer brièvement, mais jamais leurs
idées ne sont-elles éclairées
pour leur pertinence à l'état réel
des choses. Il s'agit plutôt de les attribuer
aux différents groupes comme étant
les "couleurs" de leurs équipes
respectives, engagées dans un match de ping-pong
organisé par la télévision
elle-même.(...) Mais pour le spectateur moyen
(...), on s'entendra pour dire que des formules
comme "la mondialisation est néfaste,
agrandit l'écart entre riches et pauvres"
etc., sont aussi générales, spéculatives
et vides que "la mondialisation est inévitable,
c'est pour le bien de tous"..." |
| Éditorial
: l'intelligence du mal |
par
Nicolas Renaud
04 janvier 2001 |
| "...Le
contrôle de l'opinion, l'infiltration de la logique
économique dans toutes les sphères de la vie et
des décisions politiques, l'expansion de la publicité
dans tous les lieux et dans tout le champ de la
perception, la dégradation du langage à la télévision
et à la radio, l'instrumentalisation commerciale
de la science et du corps, le désastre écologique,
la montée de répression policière, etc. Ce sont
des faits qui participent d'une bêtise qui grandit
à vue d'oeil, et qui a besoin des médias pour être
gérée et soutenable au regard du plus grand nombre..." |
| Colin
Powell : coqueluche des médias américains
et tueur de "gooks" |
par
Nicolas Renaud
04 janvier 2001 |
| "...Le
gouvernement canadien a félicité George W. Bush
pour la nomination du Général Colin Powell comme
secrétaire d'État américain. Bush le qualifie de
"héro américain", qui fait preuve "d'un sens militaire
du devoir et de l'honneur". Lorsque ailleurs dans
le monde on constitue des gouvernements militaires,
on crie au régime tyranique, mais en Amérique, on
se réjouit d'un geste responsable et garant de la
"paix"..." |
| Bush
: une esquisse phrénologique |
par
Nicolas Renaud
04 janvier 2001 |
| "...Nous
avons tous été bien éduqués à la règle qui proscrit
de juger selon les apparences : personnes, lieux
et situations ; soit, il faut repentir des perceptions
biaisées et sombres ségrégationnismes. Tout de même,
le monde des apparences donne ses signes à interpréter,
et dans combien de situations s'entend-t-on à dire
: "ça se lit sur son visage"..." |
| Entretien
avec Sylvie Groulx |
par
Simon Galiero
11 mars 2000 |
| "...aux
États-Unis, dans l'ensemble, ce qui se passe à l'extérieur
est le dernier des soucis des gens que je rencontrais.
Et ils ont tendance à dire que si leurs films marchent
c'est parce que le public les aime et c'est tout.
Et ils ne sont très souvent même pas au courant
quand on leur parle des interventions de Jack Valenti,
pour eux ce n'est qu'une vieille statue qui traîne,
ils ne savent pas qu'il passe l'année à parcourir
le monde pour empêcher les gens de voter des lois
de soutien..." |
| Le
syndrôme du rêve canadien |
par
Nicolas Renaud
10 février 2000 |
| "...Nous
sommes donc sur la voie dangereuse d'une expansion
culturelle cachant mal son indexation à un agenda
politique d'une part préoccupé par la promotion
de l'unité nationale et découlant du malaise même
de sa boîteuse et éternelle recherche d'identité,
et d'autre part incapable de se positionner par
rapport à l'impérialisme culturel et économique
des États-Unis..." |
| Star
Wars : réflexions sur l'hystérie |
par
Nicolas Renaud
03 juin 1999 |
| "Hystérie
propre à la démesure de notre culture de masse et
de ses idoles, enrobage du vide comme stéroïde de
la fascination, dont l'objet n'a peut-être pas pour
l'individu autant d'importance que le besoin d'appartenir
au conscensus, d'être dans le coup, de ne pas être
à l'écart de ce dont tout le monde parle, ou plutôt
de ce dont on les fait parler" |
UNE LISTE COMPLÈTE DES ARCHIVES SERA BIENTÔT
DISPONIBLE
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