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______________________la grande virée de l'horreur |
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Halloween 1997 par Donato Totaro 1996, réalisé par Martin Walz (German/Switzerland) L'Allemagne a une longue tradition de films de tueurs en série, en commençant par M de Fritz Lang (1931). Quoiqu'il en soit, rien ne peut vous préparer à une bande de condoms déchaînés! Oui, n'ajustez pas votre ordinateur, cette horde de méchants et menaçants condoms s'avère une symbiose entre "un ver de terre, une méduse et un piranha", pour citer Wilma, le coroner du film . Les condoms castrateurs sont la progéniture d'une psychopathe, observant avec zèle des positions religieuses d'extrême-droite. Pour accomplir son diabolique plan, elle kidnappe un brillant savant afin qu'il l'aide à exécuter son plan pseudo-nazi pour éliminer la déviance sexuelle de notre monde. Le protagoniste principal est un détective gay dans la quarantaine nommé Luigi (un Allemand de souche Sicilienne), et ayant lui-même souffert de l'épidémie (ses testicules...), il désire une vengeance (on le comprend): "I come from an ancient Sicilian family. No one bites my ball off and gets away with it". Les prémisses du film provoquent des situations complètement absurdes, le jeu de mot sexuel étant en son centre; un capitaine de la police demande à ses officiers: " Have you found the prick yet". Malgré cette prémisse douteuse, le film offre une excellente intrigue, ce qui rend le film plus accessible au grand-public. Les personnages du film sont assez bien développés; on y retrouve un triangle amoureux entre Luigi, son ex-chum et ex-policier devenu travesti, et Billy, un jeune prostitué séduisant. Même, le film se termine joyeusement, Luigi et Billy s'éloignant ensemble du champ de la caméra. À l'exception de quelques éruptions sanguinaires, le film n'est jamais horrifiant. Le réalisateur Waltz choisit plutôt la comédie stylisée (quelques plans sont effectués à travers une forme de latex, pour signifier le point de vue du condom; les condoms ont des voix qui rappellent les bandes dessinées; l'immense pénis "Babel" de Luigi est présenté comme une ombre submergeant tranquillement le visage de Billy, choqué, etc.). L'univers du film baigne dans des tons de couleur primaire, et peuplé de gays, de travestis et de nazis, rend hommage à l'enfant terrible qu'était feu Werner Rainer Fassbinder. Si l'on considère ses prémisses, le film est plutôt maniéré, surtout si on le compare à ceux de Fassbinder. Killer Condom ne s'approche guère de l'état d'indisposition retrouvé chez Fassbinder. Killer Condom est un film gay pour une foule straight, et s'efforce de plaire à son public. Par ailleurs, les fanatiques d'horreur reconnaîtront les noms de Jorg Buttgereit (effets spéciaux) et de H.R. Giger (consultant en création) lors du générique. Buttgereit est ce réalisateur allemand qui a fait naître les classiques Nekromantik, Deathking, et Schramm, tandis que l'artiste conceptuel suisse Giger était le dessinateur de Alien de Ridley Scott. |
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la grande virée de l'horreur______________________ |