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  Archives Cinéma
Au nom du père et du fils : Le Pornographe
par David Nadeau-Bernatchez
juin 2002
"...Pour le spectateur, fasciné par l'acteur Léaud depuis ses premiers rôles, habité par la mémoire d'un cinéma français radical, le film déborde le simple récit. Surpris et touché par Le pornographe, conscient de la marginalité du propos, les questions se multiplient : Comment témoigner d'une époque dans un mouvement qui cherche en même temps à s'en exorciser ? Comment perpétrer la pratique d'un cinéma qui, en plein cœur de l'industrie, veut lui échapper ? L'héritage de la Nouvelle vague, comme celui de l'enthousiasme social des "soixante-huitard", est lourd et diffus. Comment revendiquer cet héritage sans coller à une radicalité qui accumule les pensées bien élevées ?..."

Politique de la folie et de l'extase : cinéma américain et contre-culture
par Guillaume Lafleur
juin 2002
"...Il faut aujourd'hui penser l'histoire du cinéma américain en ayant en tête le mode d'absorption particulier de ses propres images, de la mythologie particulière qu'elles provoquent. Il est trop facile de prendre en compte cela en considérant simplement l'évidence des situations, des dénouements dramatiques qu'elle implique dans les films. Cette évidence relève d'une connaissance spectatorielle inouïe des codes de la représentation, peut-être sans équivalent dans l'histoire de l'art et de la culture de masse. Elle est le fait simple de la surexposition d'un système d'exploitation..."

De la sexualité comme confession égotiste : Baise-moi
par Yannick Rolandeau
22 avril 2002
"...Il faut bien comprendre qu'un film comme Baise-moi n'est pas né du jour au lendemain mais qu'il est le fruit complexe de plusieurs tendances qui ont travaillé la société depuis plusieurs dizaines d'années. Il serait trop long de rentrer dans les détails à ce sujet mais tentons néanmoins de comprendre succinctement les différents enjeux du film et ce qu'on y voit. Depuis quelques temps, des films revendiqués auteuristes montrent des scènes "explicites" d'actes sexuels. Ce qui était prévisible après mai 68 et de ce qui l'a précédé au début du XXe siècle avec l'avènement de ce qu'on a appelé le "modernisme" qui revendiquait révolution politique et propagande hédoniste, est arrivé..."

Entretien avec Peter Kubelka : Autoportrait par la parole
Multi
22 avril 2002
"...Au terme de ces soirées denses, l'artiste viennois a cependant semé dans la tête des spectateurs - ainsi qu'à la rédaction d'Hors Champ - de nombreuses questions qui n'ont pas manqué de soulever des discussions et des prises de positions aussi radicales (et opposées) que celles proposées par Kubelka. Il nous semblait donc nécessaire de revenir clarifier certaines des affirmations de ce théoricien iconoclaste, mais aussi de prendre avis de l'état du cinéma, un art toujours "inachevé". Nous avons rencontré Peter Kubelka à son hôtel où, bien calé dans son fauteuil au retour d'une brève excursion ethnologique chez les amérindiens Mohawk, il a poursuivit sur la même lancée qui l'avait animé pendant deux heures chaque soir..."

Rendez-vous du cinéma québécois : Notes pour un bref historique
par Réal La Rochelle
22 avril 2002
"...Vue rétrospective contradictoire, à l'instar de ce cinéma qu'annuellement les Rendez-vous rassemblent, diffusent, nomment, interrogent. Un cinéma certes en croissance marquée, mais perpétuellement partagé entre, d'une part, ses visées de modeste et indépendante cinématographie des "auteurs" et de l'expression socio-culturelle plus personnelle ; d'autre part, ses ambitions de compétition nationale et internationale ainsi que ses rêves d'"oscarisations" possibles, générés par ce que l'on a nommé le "cinéma des producteurs et des PME audiovisuelles"..."

Tsai Ming-Liang : Quelle heure est-il là-bas ?
par André Habib
26 février 2002
"...Quelle heure est-il là-bas ?, du réalisateur taiwanais Tsai Ming-Liang, s'affiche comme un film sur la mort du père. Le père du réalisateur est mort en 1992, et la mort du père de son acteur fétiche, Lee Keng-Shen, est survenue au cours du tournage de The Hole (1999). Son dernier film interroge et tente de surmonter la douleur que les deux hommes ont vécue, en proposant la chronique détournée d'une disparition par le biais d'une lente - bien que par moments hilarante - méditation sur le temps et la mort, sur le dépaysement et le retour, sur l'incommunicabilité et le hasard ?..."

Un certain art du contre-champ : The man who wasn't there
par André Habib
26 février 2002
"...Ce ne serait pas couper court de dire que le "vrai" devient, dans ce film, le contre-champ du faux. Mais puisqu'il arrive que le champ devienne, à son tour, contre-champ, le vrai pivote sur lui-même et devient une partie du faux. Le film nous présente une version mensongère du réel : stylisée, idéalisée visuellement. C'est précisément le réel des salles obscures, à l'âge d'or du Silver Screen. Il y aurait donc une constante suppléance, affichée, entre le vrai et le faux, entre le réel et la factice, dans un monde où le plus farfelu devient le plus vraisemblable..."

Madeleines et fado : Porto de mon enfance
par Stéphane Regy
26 février 2002
"...Annoncé comme un "petit Oliveira" par la rumeur, Porto de mon enfance est plus sûrement une clé sans pareille pour pénétrer l'univers du cinéaste. Comme souvent chez le portugais, il suffit de suivre le titre pour se faire un idée juste de ce qu'on vient de voir ; Porto de mon enfance, ou l'évocation par le maître lui-même de sa naissance au monde, de sa ville, de son univers. Plus symboliquement, la tentative de retour au Port (la signification de Porto en Portugais) d'un aventurier parti trop longtemps..."

Sous le ciel des affiches : Du réel invisible
par Guillaume Lafleur
26 février 2002
"...Lorsque Cruise, au début de Vanilla Sky, se retrouve en voiture dans un Time Square désert, je rêve au Paris réinventé de Minelli où l'on dévoilait la chimère d'une ville dans le carton des décors. Cela est passé de mode. On injecte du faux au réel sous des prétextes esthétiques qui cachent plutôt, entre autres, une peur de la collusion entre la réalité et le masque indélébile de l'acteur. Que serait un film en équipe réduite où Tom Cruise marcherait dans une ville ouverte, ferait son marché, prendrait le métro - tout ce qu'il ne fait probablement pas ?..."

Hors Champ présente Peter Kubelka à la Cinémathèque
Multi
26 février 2002
"...À mi-chemin de son histoire, il s'est ouvert une brèche dans le développement du cinéma, une marge où s'est constituée en quelque sorte une deuxième genèse possible du médium filmique. Bien qu'il y eu plus tôt des précurseurs français - René Clair, Fernand Léger, Marcel Duchamp... - et bien sûr Vertov, c'est dans cette marge des années 50 et 60, aux États-Unis et plus à l'est en Europe, qu'est apparu un corpus d'oeuvres remarquable par sa variété, son ampleur et la force des expériences qu'il offrait..."

Brothers Quay : Le Détail (entretien en 2 parties)
par André Habib
13 janvier 2002
"...Cette popularité-là n'a rien à voir avec l'étrange mystique, curieuse, qui entoure les deux frères, et dont raffole, certes, un certain public qui, enfin, allait pouvoir découvrir les "individus biscornus" qui avaient mis au monde de tels mondes. Au fond, en les rencontrant, par un matin clair, nous avons pu constater qu'il n'y avait rien de plus erroné. Au lieu des "jumeaux-névrosés à la sexualité vacillante", qu'une certaine presse tente à grands renforts de mystification de nous vendre (2), ce sont deux artistes d'une générosité rare, attentionnés et précieux, que nous avons rencontrés, et qui nous ont accordé une séance d'interview qui dépassait toutes nos attentes..."

Amélie Poulain : révélations et bonheur-guimauve
par Yannick Rolandeau
13 janvier 2002
"...Pour qu'un film suscite de vives polémiques, on se doute que quelque chose de plus "intime" est en jeu qu'une simple histoire. Quel est donc le problème de fond ? Si le débat sur l'image et son statut dans une société ne date pas d'aujourd'hui, il ne faudrait pas mésestimer les enjeux cruciaux qu'il pose à une époque ou à une autre, c'est-à-dire l'influence des images (cinématographiques) sur la formation de nos propres images mentales et dans la façon dont elles induisent en retour notre vision du monde..."

Sobibor : mettre en scène le suspense
par Stéphane Regy
13 janvier 2002
"...Le dernier festival de Cannes n'a parlé que de deuils et de pertes. Symbolisée par la palme d'or attribuée à Nanni Moretti pour La chambre du fils, cette thématique était également à l'œuvre chez Marc Recha avec Pau et son frère, voire chez Hou Hsiao Hsien et Bertrand Bonello - le deuil d'un amour, d'une époque, d'une certaine façon de vivre et de faire du cinéma. Elle était en fait chez tout le monde, tant il est vrai que le cinéma n'est au fond que cela, l'enregistrement de pertes et d'instants irrattrapables. C'est au moment où tout le monde faisait sienne la mélancolie godardienne que Claude Lanzmann, discrètement, a présenté son nouveau film, Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures, une leçon de vie et d'envie..."

L'Histoire en marche plutôt que sa propre histoire : L'Anglaise et le Duc
par Yannick Rolandeau
20 novembre 2001
"...Qu'on l'accepte ou qu'on ne l'accepte pas, un auteur comme il se doit est toujours à l'extérieur des révolutions, car à la poursuite de son art, il évacue toute hégémonie optimiste envers n'importe quel événement quel qu'il soit, intime ou historique, pour se pencher sur les mystérieuses motivations qui les déclenchent. Il révèle toujours "l'humanité" de l'existence contre "l'inhumanité" de l'Histoire. Le film de Rohmer n'est donc pas un film politique mais un film anthropologique..."

Les Cercles et la Mort : Je rentre à la maison
par Simon Galiero
20 novembre 2001
"...Lorsqu'une œuvre, conçue avec maîtrise et intelligence, nous a montré, et plus que cela, nous a fait ressentir la mort, la vieillesse, le temps, l'art, l'amitié, la famille, peut-on vraiment en demander plus ? Je rentre à la maison nous parle de nous-mêmes, de ce que nous vivons, avons vécu, vivrons. C'est ce à quoi le cinéma devrait toujours atteindre, c'est ce que Manoel de Oliveira a réussi parfaitement..."

L'art de susciter la fausse note : quelques mots sur La Pianiste
par Anne-Saskia Barthe
20 novembre 2001
"...Les fausses notes sont dans la salle : des rires incongrus, une forme de perplexité. Les spectateurs semblent avoir vu le film malgré eux. Ils s’attendaient sans doute à autre chose, mais ils n’osent pas être déçus. "Au fond, ces deux personnages sont aussi tordus l’un que l’autre" - telle est l’une des réflexions entendues lorsque les lumières se sont rallumées, une remarque accompagnée d’un rire un peu mal à l’aise qui semblait dire que ce film était lui-même "tordu". Il est vrai qu’il s’agit d’un objet embarrassant, qui pose des questions dont on ne se défait pas facilement..."

Palimpsestes : hanté par Code Inconnu
par Nicolas Renaud
30 septembre 2001
"...Il y a une opposition radicale entre temps réel des événements à
l'intérieur des longues séquences sans coupe et temporalité de la structure du film qui sépare et unit ces événements. Surprise et désarroi de l'instant laissent lentement place à la reconnaissance des mêmes problèmes, des mêmes luttes, de la même souche d'humanité dans des personnages et lieux différents. Si des liens entre eux s'établissent dans le tissage du scénario, c'est avant tout le partage d'une responsabilité mise en jeu à l'égard des autres qui les rend parents..."

Mundo Grua
par Stéphane Regy
30 septembre 2001
"...Un cadre incertain. Deux types hésitants devant ce qui semble un chantier. Des grues qui zèbrent le ciel dans un noir et blanc granuleux. Puis une sorte d'engueulade à propos d'une machine défectueuse. Par dessus, le bruit du travail, omniprésent, qui couvre jusqu'au peu de paroles, prononcées en espagnol. Mais où sommes nous donc ? Est-ce un documentaire sur l'industrie du bâtiment ? La radioscopie fauchée d'une métropole sud- américaine ? Ou alors un vieux film oublié, une tentative avortée de réalisme soviétique, plans de grues à l'appui ?..."

Propos rompus sur le cinéma iranien
par André Habib
01 avril 2001
"...CLe cinéma iranien n'a jamais été naïf. Et c'est rétroactivement, il semble, que nous le constatons. Gabbeh, Le Ballon blanc, Le miroir, Passager, Où est la maison de mon ami ?, À travers les oliviers, La pomme, tous ces films ont été prisés pour leur simplicité, l'impression de fraîcheur qu'ils dégagaient et qui redonnaient au cinéma mondial un nouveau souffle, un moment d'innocence. C'est comme si, à travers ces enfants, ou ces adultes-enfants, c'est l'enfance de l'art qui nous était redonnée... un art qui nous venait d'une terre éloignée qui n'avait jamais connu Hollywood, avant le sexe et la mort, avant la brutalité et la bêtise, avant une batterie de codes narratifs, d'effets spéciaux, etc...."

Anna Karina : le portrait ovale
par André Habib
28 février 2001
"...Ce que nous tenterons d'analyser ici, c'est la relation d'un peintre à son modèle, c'est-à-dire la relation de Godard à Karina, comme portraitiste, attentif à son modèle. Par une série de jeux aux teintes variées, de la couleur, de l'insistance au cadre fixe, serré sur le visage, à cette obsession du "moment magique", de cette seconde qui passe et qu'il s'agit de fixer à tout prix sur la pellicule..."

Stan Brakhage : journal d'un présent
par Nicolas Renaud
28 février 2001
"...Nous avons donc découvert ou mieux connu un artiste d'une grande intégrité, et l'intégrité est évidente quand l'inspiration apparaît incessante et la réflexion cohérente. Les 24 films au programme nous ont fait vivre des expériences cinématographiques uniques et parfois très intenses. Il serait ici impossible de livrer un compte rendu complet et utile de ces quelques jours; intimidant de vouloir dresser un aperçu critique de tous les films ou de donner suite aux propos du cinéaste par un essai élaboré. Il importe toutefois d'en partager quelques idées et faits qui demeurent dans l'esprit vivides et constructifs..."

De quelques manière de penser entre : Ici et Ailleurs de Jean-Luc Godard
par André Habib
28 février 2001
"...Commandé par "Le Comité central de la révolution palestinienne", Godard tourne une partie des images au mois de février 1970 dans les camps de réfugiés palestiniens, à Gaza, à Hebron, en Cisjordanie, au Liban. Revenu en France, il ne sait plus très bien ce qu'il veut faire du film dont le titre provisoire était demeuré "Jusqu'à la victoire". Est-ce de voir s'assombrir les perspectives de la victoire, ou autre chose encore ? Les Palestiniens en ont-ils voulu ? (...) Nul ne sait. Mais une chose est certaine : après le film-phare de cette époque, Tout va bien, on constate, chez Godard, un changement de mentalité, un décentrement et un recentrement des préoccupations..."

Cinémathèque Québécoise en péril : l'avenir de la mémoire
par Frédérick Pelletier
04 janvier 2001
"...Une situation financière plus que précaire qui, après avoir paralysé le mandat d'acquisition, force maintenant la direction à réduire les activités publiques de diffusion et obligent la Cinémathèque à suspendre - voir même reculer dans certains secteurs - l'accomplissement de son mandat pour trouver chaque sous nécessaire à la satisfaction des créanciers..."

Remarques sur une "réception impossible" : Salo et La Grande Bouffe
par André Habib
04 janvier 2001
"...Films-phares, mais aussi - et parce que - films-chocs des années 70, La Grande Bouffe (1973) de Marco Ferreri et Salò ou les 120 journées de Sodome (1975) de Pier Paolo Pasolini seront passés tous deux à l'histoire pour les qualités intrinsèques dont ils font preuve, certes, mais presque tout autant en raison des débats houleux qui se sont télescopés autour de ces œuvres "irrécupérables" ou "impossibles"..."

Entretien avec Jonathan Nossiter
par Simon Galiero
04 janvier 2001
"...À la fois simple et complexe, le film de Nossiter nous pousse à reconsidérer nos rapports quotidiens face aux autres en nous présentant chaque signe comme n'étant ni un constat, ni une évidence, mais parvient pourtant à révéler, doucement, plusieurs angoisses contemporaines... Pas de sentimentalisme, pas de psychologie facile, finalement pas une once de gras pour cette exploration troublante et juste au coeur du malaise confondant de l'existence..."

Les Glaneurs et la Glaneuse
par Frédérick Pelletier
04 janvier 2001
"...Varda est ici dans son fief de la "cinécriture". Filmer au hasard des rencontres et des sensations, débuter le montage puis tourner à nouveau, seule ou en équipe, c'est pour elle se permettre toutes les digressions qui la tentent, l'amusent ou éclairent son propos. Confrontant deux approches, elle construit son documentaire comme d'autres mènent leur existence, pratiquent le glanage et le grapillage..."

Ressources Humaines
par Frédérick Pelletier
04 janvier 2001
"...Les années 1980 et le retour en force de la droite en Occident, incarné par le tandem Tatcher/Reagan, ont passablement étourdi la gauche. Les questions sociales furent bien souvent jetées hors du politique pour laisser place à des politiques de déréglementation du travail et, plus généralement, à un discours dominé par l'économique à saveur néolibérale et un certain conservatisme moral..."

Bovendad (La Piscine)
par Frédérick Pelletier
04 janvier 2001
"...Vu un peu par hasard lors du FCMM 2000, Bovenbad (La Piscine) de Mirjam Boelsum et Lony Scharenborg constitue l'une de ces trop brèves rencontres qui révèle et célèbre le charme discret de la vie dans ses manifestations les plus grégaires..."

Fantasia 2000 : notes festivalières
par André Habib
04 janvier 2001
"...Tout Festival - et le festival FANTASIA de Montréal me semble correspondre particulièrement à cette définition - est un lieu de rencontres où les expériences cinématographiques se chevauchent et s'entrecroisent, de telle sorte qu'il est toujours un peu inapproprié de tracer un trait final, puisque tout y demeure en suspens, que rien ne se clôt..."

Films d'action : programmation Stan Brakhage
Janvier 2001
"...De 1952 à nos jours, le cinéaste américain Stan Brakhage a créé plus de 250 films, pour la plupart silencieux, variant en longueur de 9 sec. à 4 heures, poursuivant avec persistance une investigation de la vision dans une variété de formes. Une oeuvre qui échappe dans le discours aux catégories qu'on pourrait lui assigner..."

Dossier Stan Brakhage

Donigan Cumming : continuité et rupture
30 avril 2000
"...Mon travail vidéographique s'approche au plus près de ce sentiment que provoque le regard fixe - la vision embrouillée qui dit "j'en ai assez vu" - mais il revient toujours obstinément au sujet..."

Mr. Death
par Nicolas Renaud
30 avril 2000
"l'approche de ses sujets par une remise en question des conventions du documentaire, une certaine déroute du spectateur dans la reconstruction subjective bien assumée mais qui souvent, manque de constance et de subtilité, apparaît un peu trop banale dans son mimétisme de la culture audiovisuelle populaire et sa facture de "spontanéité polie""

Entretien avec Paule Baillargeon
par Simon Galiero
11 mars 2000
"...si on nous demande d'absolument tout expliquer sur ce qu'on construit et de présenter une thèse sur le scénario qu'on est en train d'écrire, alors à ce moment la magie, le mystère et l'instinct dont tu parlais disparaissent complètement. C'est quelque chose qui semble difficile à leur faire comprendre. Le scénario doit être un outil, un outil dont on a besoin pour que tous les créateurs d'un film se rencontrent et entament une aventure. Des façons de faire des films il y en a de toutes sortes et c'est idiot ces histoires de scénario, c'est ce que j'appelle présentement la dictature du scénario..."

Entretien avec Philippe Grandrieux
par Nicolas L. Rutigliano, Nicolas Renaud et Steve Rioux
14 octobre 1999
"...Nous avons rencontré Philippe Grandrieux lors de son passage à Montréal pour la présentation de son film Sombre au Festival International du Nouveau Cinéma, où il s'est mérité une mention spéciale. Les réactions au film furent radicalement divisées, mais au-delà d'un jugement de valeur, il faut voir en Sombre l'un de ces rares films qui, à travers une démarche personnelle, reprend à leurs sources les fondements de l'expression cinématographique..."

Entretien avec Robert Morin
par Joel Pomerleau, Nicolas Renaud et Steve Rioux
17 mars 1998
"...Il faudrait regarder mondialement ce qui a été significatif dans l'histoire de la vidéo. Ce n'est pas évident de trouver ce qui va tenir les gens à leur écran tout au long de la série, tout en les éveillant à d'autres façons de voir les choses, d'autres façons de filmer. Il faut trouver ce qui parle dans tout le "bruit blanc"..."

 

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