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Hors
Champ présente
Films
d'Action à
la Cinémathèque
LES
FILMS DE STAN BRAKHAGE
(Programme
II)
24
films, 230 minutes de silence !
25
janvier 17h et en présence de
Stan Brakhage les 26-27-28 janvier 21h
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Par
désir de stimuler davantage un discours et une confrontation
des points de vue autour des images, sera présentée
à la Cinémathèque Québécoise une série d'événements
mensuels qui aborderont des thèmes sociaux et culturels
en initiant des débats de fond à partir de films, de
documentaires ou d'oeuvres expérimentales, sur support
cinéma ou vidéo. Alors que les notions mêmes d'engagement
et de dissidence se confondent dans le processus cynique
et vicieux de désensibilisation des consciences par
la mise en place d'une faune d'images clônées les unes
sur les autres, il nous semblait nécéssaire de faire
un geste d'action, de mettre en place une plate-forme
propice à réfléchir et tenter de donner un sens au raz-de-marée
de ces illusions, mensonges, demi-mensonges et demi-vérités
qui entourent l'information, la propagande, la publicité,
le cinéma, l'art...
DOCUMENTER
L'ACTE DE VOIR
De
1952 à nos jours, le cinéaste américain Stan Brakhage
a créé plus de 250 films, pour la plupart silencieux,
variant en longueur de 9 sec. à 4 heures, poursuivant
avec persistance une investigation de la vision dans
une variété de formes. Une oeuvre qui échappe dans le
discours aux catégories qu'on pourrait lui assigner;
on passe du film lyrique au documentaire, du "scratch"
à la peinture abstraite directement sur la pellicule,
et dans une large mesure on pourrait parler du "home
movie" élevé au rang d'une oeuvre monumentale dans l'histoire
du cinéma. Voir un film de Brakhage, avec son battement
d'images si particulier, c'est se saisir soi-même dans
l'acte de percevoir, défaire et refaire le regard, être
touché dans "la chair de nos yeux", pour reprendre ses
mots. Une expérience intense, exigeante, où la structure
et le rythme s'apparentent au travail avec les mots
en poésie plutôt qu'avec toute forme de narrativité,
et dans lequel l'unité de base du médium n'est plus
la scène ou le plan, mais chaque photogramme. Stan Brakhage
sera présent pour introduire ses films et discuter avec
le public.
Cet
événement est réalisé avec le soutien et la contribution
du CACUM (merci à Marie-Michèle Cron),
de l'Université Concordia, Faculté des Beaux-arts
- École de cinéma Mel Hoppenheim, et grâce à
l'essentielle collaboration de Richard Kerr et
Mario Falsetto. Ont aussi participé l'Université
de Montréal - département d'Histoire de l'art (merci
à Michel Larouche) et le Festival international
de nouvelle danse de Montréal
Programmation
(P)
: Films peints à la main sur la pellicule.
Ces dernières années Stan Brakhage s'est beaucoup concentré
à créer des films qu'il peint directement sur la pellicule,
souvent image par image, et à développer des compositions
de mouvement à la tireuse optique. Il y explore ce qu'il
conçoit comme étant "le mouvement visuel de la pensée".
Ces films sans bande son exigent sans doute d'eux-mêmes
le silence, justement parce qu'ils sont si près de la
musique.
25
janvier 17h
BRAKHAGE
Canada, 1999, 75 min.
Director/Writer: Jim Shedden
Dog
Star Man Prelude
27 min. coul. sil. 1961
Première partie de ce qui est considérée l'oeuvre majeure
de Brakhage, dans laquelle il développe avec une parfaite
maîtrise les formes d'expression visuelle si singulières
et caractéristiques de ses films. "This film's themes
are as vast as its subject matter and techniques: the
relationships between man and his surroundings, of the
personal to the general, of seeing to perception." (Fred
Camper)
26
janvier 21h
Night
Music
30 sec. coul. Sil. 1986 (P)
"Ce film (originalement peint sur Imax) veut saisir
la beauté de la tristesse, ce que peuvent voir des yeux
fermés qui méditent sur la douleur." (S.B.)
Window
Water Baby Moving
13 min. coul. sil. 1959
La
compagne de Brakhage, Jane, donne naissance à leur premier
enfant. La documentation de l'accouchement donne lieu
à une expérience poétique d'une rare intensité. L'un
des films les plus marquant de l'histoire du cinéma
d'avant-garde.
Wedlock House : An Intercourse
11 min. coul. sil. 1959
Brakhage organise au montage des images filmées par
lui et Jane pendant une dispute.
Dog
Star Man Part I
31 min. 1962
I...Dreaming
7.5 min. coul. 1988 Music: Joel Haertling and Stephen
Foster
"The recurring musical themes and melancholia of Foster
refer to 'loss of love' in the popular 'torch song'
mode; but the film envisions a re-awakening of such
senses-of-love as children know, and posits (along a
line of words scratched over picture) the whole psychology
of waiting." (S.B.)
Three
Homerics
6 min. coul. sil. 1993 (P)
Black
Ice
3 min. coul. sil. 1994 (P)
27
janvier 21h
Sirius
Remembered
11 min. coul. sil. 1959
La famille Brakhage ne voulait pas enterrer son chien
mort, on alla le déposer dans la forêt. Brakhage retourna
périodiquement sur le site de la dépouille avec une
caméra. Un film significatif de sa période influencée
par la prose de Gertrude Stein.
Dog
Star Man Part II
7 min. 1963
Self
Song / Death Song
4.5 min. coul. sil. 1997 Self Song documente un corps
assiégé par le cancer, et suggère autant la victoire
que la soumission à la mort. Dans Death Song, le travail
avec les formes et les couleurs pose différentes visions
face à la mort.
The
Machine of Eden
11 min. coul. sil. 1970
"Sun disks on the lens, blots, through the emulsion
grain… These "mis-takes" give birth to "shape" (which
in this work is "matter", subject and otherwise)… In
its own light the "dream" will speak for itself…"
Mothlight
4 min. coul. sil. 1963
Première expérimentation de collage sur film; des ailes
de papillons de nuit et des fleurs sur des bouts de
pellicule transparente que Brakhage a rephotographié
dans la tireuse optique. "Mothlight is a paradoxical
preservation of pieces of dead moths in the eternal
medium of light (which is life and draws the moth to
death) (…) It is on one level a parable of death and
resurrection…" (Ken Kelman)

The
Act of Seeing With One's Own Eyes
32 min. coul. sil. 1971
Avec sa caméra, Brakhage entre dans l'un des endroits
les plus interdits et les plus terrifiants de notre
culture : la salle d'autopsie. Le titre reprend l'origine
du mot autopsie, du grec autopsia, "l'acte de voir de
ses propres yeux". Donc confronter sa propre peur de
la mort, quand la peau n'assure plus l'ordre symbolique
de notre vision du corps, qu'elle ne recouvre plus avec
la forme humaine la matière de tissus, d'organes et
de sang.
* Note : visionnement difficile, pourrait ne pas
convenir à certains spectateurs.
28
janvier 21h
Loving
5 min. coul. sil. 1957
La caméra s'approche d'un couple enlacé, s'immisce dans
leurs mouvements puis multiplie les points de vue sur
les corps, dans les arbres, au travers des rayons de
soleil. Le jeune artiste commence alors à complexifier
la structure du regard, pouvant faire défiler plusieurs
plans en une seconde ou assemblant parfois vingt plans
pour composer un mouvement.
Dog
Star Man Part III
8 min. 1964
Dog
Star Man Part IV
7 min. 1964
Murder
Psalm
18 min. coul. sil. 1980
"Dans mon roman, Les Possédés,
j'ai tenté de dépeindre les motifs complexes et hétérogènes
qui peuvent entraîner le cœur le plus pur ainsi que
la plupart des gens naïfs à prendre part aux plus monstrueux
des crimes." Dostoïevski, Le Journal d'un écrivain.
Garden
of Earthly Delights
2.5 min. coul. sil. 1981
Film fait de végétation montagnarde collée sur la pellicule.
Le titre indique qu'il s'agit d'un hommage (mais aussi
peut-être d'un conflit avec) au tryptique du peintre
du 15e siècle Hiëronymus Bosch . Hommage aussi aux peintres
J.E.H. MacDonald et Emil Nolde.

Stellar
2.5 min. coul. sil. 1993 (P)
Naughts
5.5 min. coul. sil. 1994 (P)
Coupling
4.5 min. coul. sil. 1999 (P)
Cloud
Chamber
4.5 min. coul. sil. 1999 (P)
The
Dante Quartet
8 min. coul. sil. 1987 (P)
Liens
:
Dossier
sur l'oeuvre de Stan Brakhage
Films
d'Action Programme I : Lefebvre/Godard-Miéville
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