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  critique

Intimate Relations

Typiquement British



Armelle Bayou , bayou@magellan.umontreal.qc.ca

1997, juin 6


Tirée d'un fait divers, l'histoire se passe en 1954 dans une petite ville britannique. M. et Mme Beasley vivent une petite vie tranquille avec Joyce, leur fille de 13 ans. Marjorie Beasley décide de prendre un locataire qui s'avère être un beau et jeune marin, Harold Guppy. Harold, comme il l'avoue lui même, fut un enfant difficile avec un tempérament quelque peu violent, et se doit de manger du sucre afin de calmer ce qui pourrait être des excès de colère. Mme Beasly et Harold entretiennent rapidement des relations intimes et Joyce, découvrant le pot aux roses, plie Harold à ses moindres caprices sous forme de chantage. Peu à peu l'intérêt de Marjorie tourne à l'obsession et Harold ne sait plus comment s'en sortir....

Voilà un film typiquement British, avec un humour noir comme on les aime.. Si vous avez aimé Petits meurtres entre amis ou Le manuel du jeune empoisonneur , vous aimerez sûrement Intimate Relations , mais avec quelques réserves. En effet, le début du film était très prometteur. Il faut reconnaître que Phillip Goodhew prête attention aux moindres détails. La reconstruction de l'ambiance des années cinquante est excellente. Les couleurs de la maison, en particulier de la cuisine avec du bleu et du jaune criards, des costumes et une musique rigolote, surtout la chanson d'ouverture (écoutez bien les paroles), qui symbolise parfaitement le ton du film, tout y est pour faire de Intimate Relations un bon film.

Philip Goodhew réussit d'ailleurs assez bien sa première partie, à l'humour délicieusement cynique alors que la seconde moitié, plus dramatique, se perd en longueurs. On sent très bien la montée de l'obsession chez Marjorie. Elle n'a plus aucun contrôle. L'humour fait alors place au suspense comme dans un bon Hitchcock. Et c'est là que le film pèche. Le suspense tombe, le spectateur a le temps vingt fois de se créer sa propre fin. Le dénouement tarde à venir et la fin du film perd énormément de son impact.

Intimate Relations est le premier film de Phillip Goodhew en tant que réalisateur. Il ne fait aucun doute que sa maîtrise de l'humour et de la caméra surmonteront les quelques défauts de Intimate Relations pour son prochain film.



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